
Toi aussi, rejoins l'Alliance Rebelle !
Cette phrase aurait très bien pu être prononcée par Obi-Wan Kenobi, Luke Skywalker ou Yan Solo. En effet, tous ces héros issus de l’imagination de George Lucas luttent face au « côté obscur de la force » dans la saga culte Star Wars. Mais depuis quelques jours, une autre rébellion a fait son apparition. Mais cette fois-ci, ce n’est pas face à Dark Vador et ses sbires que se bat l’Alliance Rebelle, mais face à la marque de voiture Volkswagen. Et sous ses airs de Jedi encapuchonné, c’est Greenpeace qui mène la révolte. Dans une campagne d’information virale sur le net, l’ONG joue la carte de l’humour et du décalé pour faire passer un message pourtant important et même préoccupant. Derrière les faux semblants de la marque automobile qui essaie sans cesse de verdir son image en ayant recours au Greenwashing, l’entreprise est loin du compte en ce qui concerne la protection de l’environnement. En sensibilisant l’opinion publique via cette habile campagne, Greenpeace vise large en souhaitant « détourner du côté obscur de la force » d’autres multinationales comme Google, Ikea, Sony, Axa ou encore Philips, qui se seraient elles déjà engagées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 30%. Et rien de tel que l’aspect ludique et participatif pour diffuser le message facilement et de façon conviviale. Un jeu est ainsi en train de se dérouler. L’objectif, devenir un Jedi, rien que ça. En adhérant à la campagne, une page est créée à votre nom. Au départ, un Ewok (mais si, souvenez vous, les petites peluches dans l’épisode VI !) vous aident à diffuser le message, puis la princesse Leia en personne etc… Plus vous recevez de clics, plus votre sabre laser grandit, plus vous devenez puissants… et plus le buzz de Greenpeace prend ! Pour m’aider à achever ma formation et aider Volkswagen a retourner dans le droit chemin, c’est ici que ça se passe. Et vous aussi, n’hésitez pas à rejoindre la lutte pour faire triompher l’Alliance Rebelle pour un meilleur respect de l’environnement. Vos pages Facebook et Twitter devraient de toute façon prochainement être envahies par le phénomène… si ce n’est déjà le cas ! Lors de l’écriture de cet article, tout juste 50.000 Jedi s’étaient engagés. Combien aujourd’hui ?
A l’occasion du mercato et du proche retour à l’entraînement des joueurs de l’Olympique Lyonnais (30 juin prochain), Adidas, équipementier de l’OL depuis la saison passée, lance une campagne de publicité assez sympa sur Facebook. Une vidéo interactive où vous entrez dans le peau d’un joueur quelques instants avant de rentrer sur la pelouse de Gerland. Le Mot du Gone a son propre maillot, à vous de créer le votre !

Google, Twitter and Facebook are watching you !
Facebook, Twitter, Google et consorts. Ces géants de l’internet font aujourd’hui partie de notre quotidien, qu’on le veuille ou non. Sans forcément en être un utilisateur, ces sites dépassent le strict cadre du web, en influant considérablement sur la vie publique de toute société, démocratique ou plus contestée. Les révoltes dans le monde arabe en sont un bon exemple. Il faut pourtant se rappeler que derrière chacun des sites internet se cache une entreprise dont le principal objectif est avant tout la rentabilité. Passé l’angélisme et la complaisance des débuts, la fin des illusions est finalement arrivée le 12 avril dernier en France. Et c’est le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) qui a dégainé le premier en interdisant aux radios et télévisions de citer les marques Facebook et Twitter à l’antenne dans un cas bien précis : “Le renvoi des téléspectateurs ou des auditeurs à la page de l’émission sur les réseaux sociaux sans les citer présente un caractère informatif, alors que le renvoi vers ces pages en nommant les réseaux sociaux concernés revêt un caractère publicitaire”. Alors, excès de zèle ou vigilance légitime ? Peut-on mettre dans le même panier Facebook et Twitter ? Qu’en est-il des autres sites internet fréquemment cités sur les ondes ? Et finalement, qui sont ces “méchants de l’internet” dont on veut à tous prix nous protéger ?
Facebook
Depuis quelques années, le site de Mark Zuckerberg s’est imposé comme le premier réseau social au monde, en nombre d’inscrits, sinon en notoriété. Actuellement, Facebook compte plus de 600 millions d’utilisateurs. Les observateurs estiment même qu’à partir des chiffres actuels et en poursuivant une croissance constante, le seuil du milliard serait atteint et dépassé entre juin et juillet 2012. Outre sa puissance financière, c’est sa puissance tacite qui inquiète aujourd’hui. Dans un an, le site possèdera des informations cruciales sur près d’un sixième de la population mondiale. Pourtant, passées les premières craintes pour la vie privée au début, c’est l’émerveillement qui a pris le pas dans les médias. Pas un sujet n’est aujourd’hui traité sans que Facebook ne soit mentionné. Dans l’affaire Dupont de Ligonnès, on explique comment des internautes utilisent le réseau social pour mener l’enquête ensemble. Et les autres exemples du genre ne manquent pas. Il paraîtra même que Facebook facilite les révolutions dans le monde arabe, même si ses détenteurs s’en défendent, à l’inverse de Google.
Google
Parlons-en de Google, ce site au nom a priori barbare, et qui n’était jusqu’il y à quelques années qu’un moteur de recherche, est devenu aujourd’hui une superpuissance de l’internet. Comptes mails, cartographie, téléphonie mobile… L’entreprise Californienne touche à tout, ou presque. Egalement extrêmement puissante financièrement, elle possède elle aussi son lot de données nous concernant. Vous aurez remarqué que les publicités s’affichant un peu partout sur le net correspondent bien souvent à vos précédentes requêtes sur le moteur de recherche en question. Pas du flicage, du ciblage répond Google. Cependant, il arrive à la firme américaine d’avancer moins masquée que d’autres. Concernant la révolution égyptienne, Wael Ghonim, responsable marketing de la marque pour le Moyen-Orient et l’Afrique de Nord, avait clairement pris position contre le pouvoir, au point même d’être arrêté puis relâché 12 jours plus tard. La direction centrale s’était alors félicité de cette prise de position, face à la froide impartialité de Facebook.
Twitter
Paradoxalement peut-être le plus puissant des trois, grâce au partage immédiat d’une information qui se répand alors comme une trainée de poudre dans le monde entier, mais pourtant le moins épinglé par les médias. Twitter permet d’organiser des rassemblements dans le monde arabe, mais aussi de diffuser les dernières informations sur le tremblement de terre au Japon ou l’affaire DSK. Twitter est beau, gentil et utile en somme. Si ce dernier point peut-être discuté par ceux qui n’y trouvent aucun intérêt, force est de constater que ce n’est pas l’oiseau bleu en lui-même qui profite des données que vous lui fournissez, mais bien la communauté toute entière si elle devient mal intentionnée. Postez la photo de la plage paradisiaque où vous vous trouvez, le cambrioleur n’aura qu’à passer chez vous, sachant que vous n’y êtes pas.
Mais le problème central n’est-il pas là ? Les magnats de l’internet ne font que profiter des données que vous lui fournissez gracieusement. En donnant votre préférence politique, votre orientation sexuelle ou encore votre adresse ou votre numéro de téléphone à Facebook, vous ouvrez vous-même la porte de la bergerie pour qu’y pénètre le loup. Les “méchants” d’internet se nourrissent de ce que nous leur donnons. La meilleure protection passe encore par une gestion parcimonieuse des traces que nous laissons derrière nous sur le net. Une fois encore, la solution n’est pas plus compliquée que ça.

"Neutralité du net : ce n'est pas seulement une bonne idée, ça devrait être la loi."
Aujourd’hui, les chiffres estiment le nombre d’internautes à plus de 2 milliards de personnes sur Terre. L’Union Internationale des Télécommunications, l’une des nombreuses institutions spécialisées de l’ONU, a révélé que le seuil symbolique avait été franchi début 2011. Aujourd’hui, où qu’il soit, qui qu »il soit et quoi qu’il fasse, chacun d’entre eux dispose du même accès au web. Il s’agit là de l’un des principes fondateurs de la toile : empêcher toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau. C’est à dire qu’une vidéo-conférence gouvernementale de la plus haute importance est traitée avec le même ordre de priorité qu’une simple recherche sur Google par exemple. Toutes les requêtes sont examinées de la même façon. Mais avec un nombre croissant d’internautes, et la multiplication exponentielle du nombre de terminaux mobiles, les fameux smartphones, cette neutralité vis-à-vis des différents utilisateurs est sérieusement remise en cause.
Un réseau qui arrive à saturation
Car si l’architecture réseau est en effet mise à mal, et ne parvient que difficilement à se développer suffisamment vite pour juguler l’augmentation permanente de trafic, il y a surtout de grosses sommes d’argent en jeu. Les fournisseurs d’accès à internet, ou FAI, planchent déjà sur l’internet de demain. Parmi les possibles évolutions apportées à l’utilisation quotidienne du web, une limitation de la bande passante pour tous les services proposant de la vidéo à la demande. Des sites telles que YouTube, Dailymotion ou encore Megavideo sont concernés au premier chef. Concrètement, comment cela se traduirait-il ? Contrairement aux premiers temps d’internet où la connexion mensuelle était limitée en terme de durée, 1 heure ou 2 à la fin des années 90, aujourd’hui un abonnement internet vous donne droit à un accès illimité et permanent au web. Si la neutralité du net venait à disparaître, cette notion d’illimité se monnaierait, et cher.
Payer plus pour naviguer plus
Il y aurait tout d’abord les comptes “lambdas”, dont l’accès à internet serait très ralenti voire coupé en période de congestion du réseau, aux heures de pointe. Et puis il y aurait les comptes dits “Premium”. Pour une poignée d’euros en plus chaque mois, les titulaires de ces abonnements bénéficieraient d’une priorité quasi-absoule sur les autres. Avec sa remise en question permanente et insistante de la part d’industriels et de certains fournisseurs d’accès à internet, le neutralité du web est surement l’enjeu majeur de cette décennie. Alors qu’internet s’est très largement démocratisé ces derniers temps, le risque d’une élitisation de la toile n’est donc malheureusement pas à exclure dans les années à venir.
L’informatique pour les nuls
FAI : Fournisseur d’accès à internet. Parmi eux, des opérateurs mobiles comme SFR, Bouygues Télécom, mais aussi des entreprises dont le web est le principal corps de métier comme OVH ou Free, bien que ce dernier ai récemment obtenu une licence pour intégrer le marché du mobile. Ce sont eux qui participent au déploiement du réseau en France, en partenariat avec l’Etat, selon les besoins de l’aménagement du territoire.
Bande passante : flux de donnée transitant par les “tuyaux” installés par les opérateurs privés. Après le haut débit avec l’ADSL, l’heure est au très haut débit avec un câblage progressif en fibre optique dans les grandes agglomérations françaises.