| Et voici le 5ème numéro du 10 du Mat’! Gros plan sur l’occupation des locaux de Pôle Emploi par des manifestants dans le 9ème arrondissement mardi matin, mais aussi une immersion dans les coulisses de l’auditorium de Lyon, un point sur le nouveau service de Facebook – le très attendu “Listen With”, sans oublier un service location de moutons pour tondre sa pelouse. Bonne lecture et à demain ! |
A l’occasion du mercato et du proche retour à l’entraînement des joueurs de l’Olympique Lyonnais (30 juin prochain), Adidas, équipementier de l’OL depuis la saison passée, lance une campagne de publicité assez sympa sur Facebook. Une vidéo interactive où vous entrez dans le peau d’un joueur quelques instants avant de rentrer sur la pelouse de Gerland. Le Mot du Gone a son propre maillot, à vous de créer le votre !

Google, Twitter and Facebook are watching you !
Facebook, Twitter, Google et consorts. Ces géants de l’internet font aujourd’hui partie de notre quotidien, qu’on le veuille ou non. Sans forcément en être un utilisateur, ces sites dépassent le strict cadre du web, en influant considérablement sur la vie publique de toute société, démocratique ou plus contestée. Les révoltes dans le monde arabe en sont un bon exemple. Il faut pourtant se rappeler que derrière chacun des sites internet se cache une entreprise dont le principal objectif est avant tout la rentabilité. Passé l’angélisme et la complaisance des débuts, la fin des illusions est finalement arrivée le 12 avril dernier en France. Et c’est le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) qui a dégainé le premier en interdisant aux radios et télévisions de citer les marques Facebook et Twitter à l’antenne dans un cas bien précis : “Le renvoi des téléspectateurs ou des auditeurs à la page de l’émission sur les réseaux sociaux sans les citer présente un caractère informatif, alors que le renvoi vers ces pages en nommant les réseaux sociaux concernés revêt un caractère publicitaire”. Alors, excès de zèle ou vigilance légitime ? Peut-on mettre dans le même panier Facebook et Twitter ? Qu’en est-il des autres sites internet fréquemment cités sur les ondes ? Et finalement, qui sont ces “méchants de l’internet” dont on veut à tous prix nous protéger ?
Facebook
Depuis quelques années, le site de Mark Zuckerberg s’est imposé comme le premier réseau social au monde, en nombre d’inscrits, sinon en notoriété. Actuellement, Facebook compte plus de 600 millions d’utilisateurs. Les observateurs estiment même qu’à partir des chiffres actuels et en poursuivant une croissance constante, le seuil du milliard serait atteint et dépassé entre juin et juillet 2012. Outre sa puissance financière, c’est sa puissance tacite qui inquiète aujourd’hui. Dans un an, le site possèdera des informations cruciales sur près d’un sixième de la population mondiale. Pourtant, passées les premières craintes pour la vie privée au début, c’est l’émerveillement qui a pris le pas dans les médias. Pas un sujet n’est aujourd’hui traité sans que Facebook ne soit mentionné. Dans l’affaire Dupont de Ligonnès, on explique comment des internautes utilisent le réseau social pour mener l’enquête ensemble. Et les autres exemples du genre ne manquent pas. Il paraîtra même que Facebook facilite les révolutions dans le monde arabe, même si ses détenteurs s’en défendent, à l’inverse de Google.
Google
Parlons-en de Google, ce site au nom a priori barbare, et qui n’était jusqu’il y à quelques années qu’un moteur de recherche, est devenu aujourd’hui une superpuissance de l’internet. Comptes mails, cartographie, téléphonie mobile… L’entreprise Californienne touche à tout, ou presque. Egalement extrêmement puissante financièrement, elle possède elle aussi son lot de données nous concernant. Vous aurez remarqué que les publicités s’affichant un peu partout sur le net correspondent bien souvent à vos précédentes requêtes sur le moteur de recherche en question. Pas du flicage, du ciblage répond Google. Cependant, il arrive à la firme américaine d’avancer moins masquée que d’autres. Concernant la révolution égyptienne, Wael Ghonim, responsable marketing de la marque pour le Moyen-Orient et l’Afrique de Nord, avait clairement pris position contre le pouvoir, au point même d’être arrêté puis relâché 12 jours plus tard. La direction centrale s’était alors félicité de cette prise de position, face à la froide impartialité de Facebook.
Twitter
Paradoxalement peut-être le plus puissant des trois, grâce au partage immédiat d’une information qui se répand alors comme une trainée de poudre dans le monde entier, mais pourtant le moins épinglé par les médias. Twitter permet d’organiser des rassemblements dans le monde arabe, mais aussi de diffuser les dernières informations sur le tremblement de terre au Japon ou l’affaire DSK. Twitter est beau, gentil et utile en somme. Si ce dernier point peut-être discuté par ceux qui n’y trouvent aucun intérêt, force est de constater que ce n’est pas l’oiseau bleu en lui-même qui profite des données que vous lui fournissez, mais bien la communauté toute entière si elle devient mal intentionnée. Postez la photo de la plage paradisiaque où vous vous trouvez, le cambrioleur n’aura qu’à passer chez vous, sachant que vous n’y êtes pas.
Mais le problème central n’est-il pas là ? Les magnats de l’internet ne font que profiter des données que vous lui fournissez gracieusement. En donnant votre préférence politique, votre orientation sexuelle ou encore votre adresse ou votre numéro de téléphone à Facebook, vous ouvrez vous-même la porte de la bergerie pour qu’y pénètre le loup. Les “méchants” d’internet se nourrissent de ce que nous leur donnons. La meilleure protection passe encore par une gestion parcimonieuse des traces que nous laissons derrière nous sur le net. Une fois encore, la solution n’est pas plus compliquée que ça.
M’étant un petit peu lassé de l’ancien logo, j’ai pris le temps de m’en faire un nouveau (provisoire) histoire de voir ce que ça donne. Un petit mix de l’OL, l’Equipe, le métro lyonnais, le département du Rhône, Twitter, DVD, Youtube, Google, iTunes, Le Monde et Facebook : une sorte de CV en logo tout compte fait. Voilà, vos avis sont les bienvenus !
