Cette année encore, j’ai arpenté les rues de Lyon, iPhone à la main, pour permettre à tous ceux qui n’ont pas eu la chance de profiter des illuminations d’en avoir un petit résumé photographique. Enjoy ! L’ensemble des photos est à retrouver ici.














Vous l’aurez sûrement remarqué, je m’amuse beaucoup avec Instagram actuellement. Descendu en ville pour voir le feu d’artifice du 14 juillet à Lyon, j’en ai profité pour prendre quelques photos et une vidéo que voici…




La mobilisation place Bellecour lundi
Alors que je faisais des recherches sur cette fameuse Spanish Revolution à l’occasion d’un article que j’ai écris et consultable ici, j’ai découvert que le mouvement ibérique avait fait des émules ailleurs en Europe, et y compris dans ma bonne ville de Lyon. Je me suis donc rendu aux assemblées générales de lundi et mardi place Bellecour à 19h pour voir comment les français se réappropriaient ces actions. A chaque fois, près de 200 personnes s’étaient massées au pied la statue de Louis XIV, dans une ambiance très conviviale. Chacun apporte des idées, ajoute sa propre sensibilité au débat, mais l’ensemble reste, il faut bien l’avouer, assez fouillis.

La mobilisation mardi
Des préoccupations importantes sont débattues en assemblée plénière : faut-il camper place Bellecour, que faire vis-à-vis de la police, où aller en cas de délogement par les forces de l’ordre, comment s’organiser concrètement ? Beaucoup de questions et aujourd’hui encore peu de réponses. Une seule chose est sure : la motivation est au rendez-vous et le mouvement est reconduit mercredi. Pour un compte rendu en direct des évènements place Bellecour : http://twitter.com/#!/lemotdugone/. Pour des photos prises sur place, rendez-vous sur http://yfrog.com/user/LeMotDuGone/profile.
Tout avait commencé mardi 19 octobre. En marge de la grande manifestation lyonnaise, au départ de la Manufacture des Tabacs, une poignée de jeunes casseurs avait devancé le cortège semant le chaos sur son passage : voiture renversées, abribus détruits, poubelles en feu…C’est ensuite place Bellecour que les échauffourées se poursuivent. Les CRS, bloquant l’accès aux rues du Président Edouard Herriot et Gasparin, essuient jets de pierres et autres projectiles. Le cortège arrive quelques minutes plus tard : commence alors un face à face tendu entre forces de l’ordre d’un côté, quelques manifestants et casseurs de l’autre.

Gaz lacrymogènes place Antonin Poncet
Puis la situation dégénère soudain. Bellecour s’embrase et n’est bientôt plus qu’un immense champ de bataille. Gaz lacrymogènes contre pierres et bouteilles. Des barrages policiers se forment place Antonin Poncet et rue de la Barre. Les belligérants sont bientôt circonscrits au centre de la place. C’est à cet instant que les évènements prennent une toute autre tournure. Lorsque la quasi-banale violence urbaine tourne au vandalisme et au pillage. Une centaine de jeunes en furie s’engouffrent rue Victor Hugo et saccagent tout sur leur passage : de nombreuses boutiques, dont Micromania, voient leur vitrine voler en éclat et leur marchandise partir sous le bras de jeunes encapuchonnés. Cette journée, point de départ d’une semaine extrêmement tendue, sera désormais connue sous le nom de « Journée des 1.300 casseurs ».
Le lendemain, Brice Hortefeux arrive à Lyon. Les violences reprennent de plus belle, tant et si bien que GIPN, GIGN, tanks à eau et de très nombreux CRS arrivent en renfort. La presqu’île est bouclée ; les transports en commun de Lyon sont quasiment paralysés. La scène irréaliste du pont de la Guillotière va alors se produire. Une centaine de personne se retrouve prisonnière entre deux cordons de CRS. Encore une fois, la tension monte. Ce n’est qu’après un contrôle d’identité que les personnes prises en tenaille purent quitter la zone.
Le lendemain, nous sommes alors jeudi, l’évènement le moins médiatisé et pourtant le plus important à mes yeux, a lieu. Plusieurs centaines de personnes vont être maintenues prisonnières sur la place Bellecour pendant plusieurs heures, sans pouvoir quitter les lieux. Les forces de l’ordre sont positionnées tout autour de la place et empêchent quiconque de sortir. Au milieu, il y a des lycéens venus manifester, quelques casseurs mais aussi des badauds. Des lyonnais de passage au mauvais endroit et au mauvais moment, et qui vont voir les heures passer sans pouvoir quitter les lieux. Ce n’est finalement qu’en toute fin de journée que la place est enfin rouverte, après fouille, strict contrôle d’identité et prise en photo du visage de chacune des personnes. Injustifié et surtout injustifiable. Si la chasse aux casseurs est parfaitement légitime, la chasse au « gaucho » ne l’est pas.
Le lendemain, rien à signaler, mis à part les évènements d’Ampère mentionnés dans mon précédent post, et que vous pouvez retrouver ici-même. J’ai quelques clichés et plusieurs vidéos de ces évènements que je publierai prochainement dans une rubrique photo/vidéo qui sera prochainement créée. Depuis, tout est calme. Mais un calme précaire qui pourrait bien prendre un sacré coup demain, à l’issue de la manifestation qui arrivera là où tout a commencé : place Bellecour.